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Photo : Michael Pöhn

 

Madame Butterfly à l’Opéra de Vienne.

Le sait-on assez ? L’opéra de Vienne est dirigé depuis 2010 par un Français, Dominique Meyer. C’est une fierté pour notre pays. Avant qu’il ne parte pour la Scala de Milan à la tête de laquelle il a été nommé, nous nous sommes rendus dans sa prestigieuse maison viennoise.Tout, dans cette maison, respire la bonne gestion. Cela lui fait honneur. A Vienne, Meyer a donné le meilleur. Il fera certainement de même à la Scala.
 

A Vienne, il a en particulier fait équiper la salle d’un système d’écrans électroniques individuels qui, placés sur le dossier du fauteuil du spectateur de devant, permettent de suivre la traduction du texte du spectacle dans la langue de son choix, sans avoir à se tordre le cou à suivre un sur-titrage au dessus de la scène.
 

Ce soir-là (le 12 octobre) on donnait Madame Butterfly .

Figurez vous qu’on a assisté à l’histoire d’un marin américain venu séduire une geisha qu’il abandonne ensuite après lui avoir fait un enfant ! Oui, on a assisté à la vraie histoire de Madame Butterfly ! Incroyable, non ? Il est reposant et réconfortant d’assister, de temps en temps, dans des décors traditionnels, à des opéras qui ne soient pas transposés de façon délirante.
 

La distribution était dominée par la belle et grande soprano lettone Kristine Opolais. L’ample frisson de sa voix fait vibrer la salle. Le public se fige d’émotion lorsque ses poses de tragédienne, amplifiées par ses longs bras, mettent en évidence les moments les plus tragiques de l’histoire.
 

Bel orchestre dirigé par Jonathan Darlington. Tout le lyrisme puccinien a surgi de la fosse.
 

Un somptueux théâtre : voilà ce que Dominique Meyer a obtenu que son opéra devienne...
 

André PEYREGNE

12 octobre 2019