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Maquette /Opéra de Toulon

South Pacific création en France à l'Opéra de Toulon le 25, 27 et 29 mars

Le compositeur Richard Rodgers reste indissociable de son librettiste Oscar Hammerstein. Ensemble, ils ont signé quelques-unes des plus célèbres comédies musicales de l’âge d’or Carrousel, La Mélodie du Bonheur ou Le Roi et moi. Plus méconnu en France, South Pacific est de la même veine. Ce "musical" brasse des thèmes comme la guerre, l’amour, le racisme, la colonisation avec pour cadre une Polynésie paradisiaque, le tout enveloppé par la merveilleuse musique de Rodgers. Fidèle à sa réputation de redonner vie à ce répertoire, l’Opéra de Toulon met à son actif une nouvelle création française d’un grand classique de Broadway.

Comédie musicale de Richard Rodgers (1902–1979)
Lyrics d’Oscar Hammerstein II (1895–1960) Livret d’Oscar Hammerstein II & Joshua Logan (1908–1988)
Adapté du roman Tales of the South Pacific de James A. Michener, lauréat du Prix Pulitzer
Création : Broadway, Majestic Theatre, 7 avril 1949

Direction musicale Larry Blank
Mise en scène Olivier Bénézech
Chorégraphie Johan Nus
Décors Luc Londiveau
Costumes Frédéric Olivier
Lumières Marc-Antoine Vellutini

Nellie Forbush Kelly Mathieson
Bloody Mary Jasmine Roy
Émile de Becque William Michals
Lt. Joseph Cable Mike Schwitter
Seabee Luther Billis Thomas Boutilier
Cpt. Georges Brackett Scott Emerson
Cmdr. William Harbison Sinan Bertrand
Henri Nicolas Sitkevitch

Company
Jeanne Jerosme, Romane Gence,
Camille Mesnard, Emma Sherer
Thomas Bernier, Maxime Carpentier,
Grégory Gonel, Nicolas Kaplyn,
Robin Morgenthaler, Alain Tournay,
Éric Troanouez, Zoltan Zmarzlik

Création française
Nouvelle production Opéra de Toulon
Chanté en anglais, surtitré en français
Durée environ 2h30
Membre du Choeur de l’Opéra de Toulon

Le contexte historique 

Une nouvelle version de South Pacific provoque à chaque fois, aux USA, une véritable onde de choc.
L’oeuvre est inscrite dans la culture américaine au même titre que la Fête Nationale «Independence Day». Rien d’étonnant : c’est une oeuvre réussie, magistralement écrite par les deux représentants les plus connus de l’Âge d’Or de la comédie musicale, Rodgers & Hammerstein.
Et qui va directement aux tréfonds de la sensibilité américaine : la fibre patriotique.
Pour nous Européens, les épisodes de la Guerre du Pacifique Sud sont évidemment moins inscrits dans notre mémoire collective que ceux qui se sont déroulés en Europe, et en Afrique du Nord. Sauf les bombardementsdes Japonais à Hawaï en décembre 1941, et qui firententrer les Américains dans le conflit.
L’oeuvre a été créée à Broadway en 1949, seulement 4 ans après la fin des hostilités. Il s’agissait donc de ne ne pas raconter n’importe quoi au public américain.
Rodgers et Hammerstein ont donc travaillé avec James Michener, auteur des Contes du Pacific Sud, et qui était un «romancier chroniqueur».
Ainsi les auteurs se sont assurés d’une parfaite véracité historique.
Cette réalité historique, quelle était-elle exactement ?
L’action se déroule sur l’île d’Espiritu Santo, située sur l’archipel des Nouvelles Hébrides.
C’était un condominium franco-britannique (sous administration de Nouméa) rendu à son indépendance pas avant 1980, et devenu le Vanuatu.
Pendant la seconde Guerre mondiale, en 1940 l’ensemble de l’archipel d’abord sous l’emprise du régime de Vichy, devint rapidement allié des USA dès leur entrée en guerre.
Il s’agissait d’éviter que tout le Pacifique Sud soit envahi par les Japonais. Ainsi la plupart des Îles proches de la Nouvelle Calédonie devinrent des bases américaines, essentiellement aériennes.
Chaque île était sous administration française ou anglaise.

Le point de vue du metteur en scene 

South Pacific est construit comme un film de guerre.
Cette oeuvre n’est pas anodine, elle fait référence à des épisodes guerriers très durs de la Seconde Guerre mondiale et à des éléments communs d’histoire peu connus entre l’Amérique et la France. L’actualité nous montre que l’histoire peut encore se répéter de nos jours sur notre
continent.
Le premier film de South Pacific, sorti en 1958, est une vision onirique de la Guerre, avec une multitude d’effets filtrants utilisant les couleurs de l’époque. Évidemment le rendu des pellicules de format Todd Ao avec le procédé Eastmancolor de l’époque est magnifique. Mais presque 10 ans après la création scénique le film est déjà une interprétation, une manière d’utopie guerrière des années
50, avec des femmes habillées carrément en ligne Dior, des hommes «body buildés» et une décoration façon «Tiki», très à la mode aux USA jusqu’à la fin des années 60.
Ce serait un vain exercice que de le restituer, le traitement des pellicules de l’époque n’est pas reproductible sur scène. Nous nous dirigeons donc vers une vision théâtrale moins «chromo» mais plus fidèle au modèle esthétique des années 40. Une version plus proche d’Humphrey Bogartque d’Esther Williams.
Olivier Bénézech

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